Accueil  HISTOIRE DU CLUB Légendes  LOTFI ROUISSI |
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Le metronome du
CA |
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C'est le leader d'une famille sportive qui continue à marquer de son
empreinte la vie du Club Africain. Son talent est incontestable mais sa carrière
a dû subir des contrariétés qui l'ont empêché d'aller jusqu'au bout de ses
ambitions. Lotfi Rouissi a été un joueur efficace et spectaculaire tant qu'il
jouissait de l'intégralité de ses moyens. Son influence sur le jeu a été son
principal atout faisant de lui le successeur légitime de Hédi Bayari. S'il a
tardé à récolter les lauriers, c'est en raison d'une transition relativement
longue au sein d'un club ayant vécu plusieurs mutations. Néanmoins, le joueur a
su poursuivre une progression régulière qui l'a propulsé très tôt en Equipe de
Tunisie, lui ouvrant les horizons dont il rêvait. |
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Né à Tunis
le 13 novembre 1965, Lotfi Rouissi a été, dès son enfance, un mordu du football,
devenant très tôt un des brillants animateurs du quartier de Dubosville en
compagnie, notamment, de Hassine Soula (EST, CSHL). Ayant entrevu
un avenir sportif radieux, il n'hésite pas à signer sa première licence en 1977
au profit du un Club Africain sous l'influence du milieu. Au Parc A, il découvre
un univers très relevé et un joueur exceptionnel qui devient rapidement son
idole: Hédi Bayari.
Lotfi
Rouissi s'emploie, dès lors, à s'en rapprocher et également à le côtoyer sur le
terrain. Mais le chemin est long et dur, car la performance au Club Africain est
très exigeante. Comme il a la passion et l'ambition, il en fait le moteur qui
conduit à la réussite. A dix huit ans, il est déjà rayonnant, se faisant
remarquer par l'entraîneur national des juniors, M'rad Mahjoub. Le jeune ailier
droit est percutant: force de pénétration, technique supérieure et frappe de
balle impressionnante. Avant de disputer la Coupe du monde juniors en URSS,
Lotfi Rouissi intègre l'équipe senior du CA à compter de la saison 1984-85. Son
premier match coïncide avec un des classiques du championnat: ESS-CA (0-0).
Ayant pris confiance en ses moyens, il prend plus d'initiatives et veut inscrire
son premier but. Ce sera un coup de maître, un triomphe: un triplé face au COT.
C'est donc un Rouissi accompli qui fait le voyage en URSS après avoir réussi
face au Maroc, lors du match décisif, un des plus beaux buts inscrits au
Zouiten. La blessure contractée face à l'Etoile et l'indisponibilité qui en a
résulté ainsi que la déception qui a découlé de l'échec du CA en finale de la
coupe face au CSHL, sans sa participation, seront occultées par la Coupe du
monde juniors, un événement majeur pour un joueur de vingt ans. Mais
l'expédition n'apporte pas à Lotfi Rouissi les satisfactions escomptées en dépit
d'un grand match face à la Hongrie (1-2).
En
renouant avec la compétition nationale, le joueur espère contribuer à la
conquête d'un titre qui fuit le CA depuis cinq saisons. il participe le 22
décembre 1985 au premier grand derby de la Capitale qui lui procure des
sensations particulières à défaut de victoire (0-0). Mais, il a pu obtenir deux
semaines plus tôt une distinction très significative: sa première sélection avec
Tunisie-Pologne (1-0). Ce jour là, Lotfi Rouissi évacue ce sentiment de remords
engendré par l'abandon de ses études en droit. L'évolution de sa carrière
footbalistique autorise, en effet, les perspectives les plus prometteuses. Mais
la plus haute marche du podium résiste à nouveau au CA, troisième en championnat
et finaliste malchanceux, s'inclinant face à l'Espérance aux tirs au but. Lotfi
Rouissi doit, donc, patienter pour voir le club Africain conquérant comme il le
percevait lors des son enfance et découvre que le football ne fait pas de
cadeau: c'est le fief de l'imprévisible. il puise dans son imagination pour
résister à la pression des événements et mise sur l'Equipe de Tunisie pour
obtenir une hypothétique compensation.
En
effet, depuis son premier match officiel face au Sierra Leone (0-1) le 16 mai
1987, Lotfi Rouissi devient un des piliers du Onze national, s'accommodant
parfaitement aux options d'entraîneurs qui n'ont pas eu des mandats prolongés.
Vincent, B.Othman et Piechniczek. Après le fiasco aux Jeux Africains de Nairobi,
il se distingue ensuite à Casa, lors d'un spectaculaire Maroc-Tunisie (2-2) qui
lui permet de faire une seconde expédition de dimension planétaire: les Jeux
Olympiques de Séoul.
Comme
l'histoire est un éternel recommencement, L. Rouissi, perd sans jouer la finale
de la Coupe face au COT (encore aux tirs au but). il espère obtenir une large
compensation lors des JO. Associé à Tarak, Baouab, Maaloul et Smirani au milieu
du terrain, Rouissi se régale durant la première période face à la Suède avant
de vivre un cauchemar: deux buts encaissés en une minute qui anéantissent
l'avance pourtant méritée. Face à l'Allemagne, l'illusion ne dépasse pas la
mi-temps avant de voir l'équipe subir le rouleau compresseur germanique
(1-4).
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Un
nouveau cycle est, alors, entamé avec l'espoir de remporter, enfin, un titre
mais la suprématie de l'Espérance est déconcertante au point d'irriter Lotfi
Rouissi, expulsé le 27 novembre 1988 lors d'un derby très chaud et à
rebondissements spectaculaires, remporté par les sang et or (4-2). Néanmoins, le
joueur prend sa revanche au match retour (2-0) sans, toutefois, empêcher son
rival de remporter le doublé. Le joueur découvre que quelle que soit l'étendue
de sa patience, il est préférable de ne pas y recourir. Cela fait six saisons
qu'il s'investit à fond mais son Club Africain le soumet à une diète qu'il n'a
nullement intégrée dans son plan de carrière.
Après
cinq saisons infructueuses, Lotfi Rouissi est en droit d'aspirer à un réel
décollage, d'autant qu'il n'est nullement habité par le sentiment d'échec. Avec
ses camarades, il part à la conquête d'un titre qui semble accessible d'autant
que l'apport des jeunes est de plus en plus substantiel: Saïdi, S. Sellimi,
Bouhali, Nasri et F.Rouissi. Pourtant, c'est l'espérance qui fait figure de
champion avant de piétiner, donnant des ailes au CA qui la coiffe au finish au
bénéfice des confrontations directes. Lotfi Rouissi, peut, enfin jubiler: il vit
les sensations que son talent et son club doivent lui offrir.
Cette
réussite le ramène à nouveau à l'Equipe de Tunisie puisque M'rad Mahjoub connaît
l'étendue de ses moyens. Le 9 août 1990, il est associé pour la première fois en
sélection à son frère Faouzi lors d'un amical Tunisie-Maroc (0-0) puis le 17
août 1990 face au Tchad (2-1) pour le compte de la CAN 92. Il continue à se
promener entre l'Equipe de Tunisie et le Club Africain avec des fortunes
diverses. Toutefois, les coupes africaines des clubs lui permet d'explorer le
continent, et également de nouvelles émotions.
Il
dispute même la finale de la Coupe d'Afrique des Vainqueurs de Coupe en 1990 qui
le récompense dans son engagement, ses sacrifices et son attente. En décembre
1991, il enlève la Coupe d'Afrique des Clubs Champions après un parcours
impressionnant. La suite des sacres obtenus en 1991-92 permettent à Lotfi
Rouissi de rattraper des saisons de disette, d'oublier ses contrariétés
musculaires quasi chroniques et de voyager dans un autre univers. Le titre de
champion, après une lutte spectaculaire avec le CAB, la Coupe de Tunisie, sans
sa participation en finale, ainsi que la Coupe afro-asiatique en janvier 1993
aux dépens d'El Hilal de Ryadh permettent au capitaine clubiste d'être
constamment interpellé par les honneurs. Mais cette invraisemblable euphorie
comporte en elle-même le germe de la décompression. En 1992-93, le CA décroche
totalement et gagne rarement (sept fois seulement). Lotfi Rouissi ne renonce pas
et lutte avec l'Equipe de Tunisie pour la qualification à la Coupe du monde 94.
Il est titularisé le 28 février 1993 face au Maroc à Casa, lors d'un match
décisif, disputant une mi-temps. Le nul blanc brise son rêve et l'amène à mettre
un terme à sa carrière internationale. Il se contente, alors, de quelques
satisfactions symboliques dont cette Coupe Arabe organisée par l'Etoile du Sahel
en 1995-96 et qui a maqué sa sortie définitive. L'attaquant reconverti en
organisateur a donc laissé l'image d'un joueur pétri de qualités avec un
répertoire technique complet et une vision de jeu qui l'a habilité à être un
très bon leader d'attaque. Lotfi Rouissi impressionnait également par ses
démarrages foudroyants très utiles dans la reconversion du jeu. A l'évidence,
les problèmes musculaires ont freiné son ascension et affecté son rendement.
Mais le joueur a affronté l'adversité avec beaucoup de volonté et de patience,
car il a compris que le seul combat qu'on ne gagne pas est celui qu'on ne livre
pas. N'empêche qu'il a été privé de disputer trois finales de coupe.
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Au delà
des couronnements et des frustrations, Lotfi Rouissi a retenu de son
appartenance à l'élite du football des satisfactions d'une autre nature,
notamment la rencontre d'hommes de valeur tels H. Bousbia et H. Ben Ammar
(dirigeants), Nagy, Zitouni, Balaci et Mahjoub (entraîneurs), N. Kraiem et R.
Ben Khédija (arbitres) Agrébi, Tarak, K. Chebli, Bayari, Ouahchi, B. Yahia,
Maaloul et Okbi (joueurs). Son meilleur souvenir est celui de son triplé inscrit
face au COT en 1984-85. Il regrette que les blessures répétitives l'aient privé
de la carrière souhaitée.
Sur le
plan arabe, L. Rouissi a obtenu deux distinctions: Son élection de meilleur
joueur lors de la Coupe Arabe disputée en 1988 aux Emirats, malgré la défaite du
CA en finale et sa sélection en 1989 lors du jubilé d'El Khatib; quant aux
rencontres qui émergent nettement dans sa mémoire, ce sont CA-Nakivubo Villa
lors de la finale de la Coupe d'Afrique, la finale CA-ESS lors de la Coupe Arabe
à Sousse en 1996 et le huitième de finale CA-EST en 1991-92. Sur le plan
international, Maroc-Tunisie
(2-2) et Allemagne-Tunisie (4-1) aux JO de 1988 ainsi que sa première
sélection face à la Pologne (1-0) en 1985 demeurent ses souvenirs les plus
marquants.
Aujourd'hui.
l'agent commercial regarde sa carrière dans un rétroviseur qui dégage plus de
satisfactions que de déceptions. Mais le souvenir des blessures chroniques
revient par intermittence pour indiquer à Lotfi Rouissi qu'il n'a pas été servi
par la chance, ce qui l'a privé de rendez-vous importants et le CA d'autres
couronnements.
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Veuiller saisir un mot clef
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Qui a été le meilleur joueur contre l'EGSG ?
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