Après l’euphorie quasi générale du public sportif tunisien suite à la
belle victoire de l’ESS en coupe d’Afrique, les responsables de ce grand club
n’ont pas su garder les pieds sur terre et conquérir plus de
supporter.
Les
interventions audio visuelles du président et de l’entraîneur adjoint jugées à
tord ou à raison agressives par ce même public qui ovationnait 3 mois plutôt
l’ESS ont créé une animosité qui frôle le
ridicule.
On pensait la
saison terminée et demain il fera jour. Or voilà que cela n’a paraît-il pas
suffit. Mon journal préféré, TUNIS HEBDO, m’a désagréablement surpris en
enfonçant le couteau dans la plaie.
Je m’explique.
Dans les habitudes de tous les journaux du monde, en fin de saison toute équipe
lauréate d’un titre quelconque se voit réserver un espace relatant son parcourt
de la saison avec les meilleurs moments et les passage à
vide.
Cette année le
Club Africain, champion de Tunisie a été plus « adulé » que prévu.
En effet mon journal lui a réservé 2 articles, l’un ironique « LE
JOUR OU JE SUIS DEVENU CLUBISTE » et l’autre, une analyse technico tactique
du comportement de son dernier adversaire l’ESZ « LA FAUTE
DOUBLE »
Concernant le
premier article, je tiens à vous faire part de ma propre logique. Tout club de
LA BARCA à MANCHESTER, en passant par nos club, peut avec les moyens dont il
dispose, recruter les meilleurs joueurs de la planète, le meilleur staff
technique et médical. Il arrivera un jour ou on recrutera peut être un
président. Mais et il y a un mais, personne dans le monde sportif ne peut avec
tout l’or du monde recruter un public.
Un supporter de
club et plus précisément un supporter clubiste, c’est tout simplement de
l’inimaginable. Contrairement à votre club, et, si vous en avez un, on ne
devient pas clubiste ni pour un jour ni pour un mois. On naît clubliste, on
respire clubiste et on meurt clubsite. Ce phénomène club africain devra être
étudier très sérieusement par les sociologues. Ni vous, ni moi sommes capables
de l’expliquer.
Si votre club
préféré et je rappelle encore au cas ou vous en aurez un, a des supporters
occasionnels, c’est à dire à l’occasion de bons résultats, au CLUB AFRICAIN, un
supporter aime, adore et jure par son club et, cela quelque soit le président,
l’entraîneur ou les joueurs.
Retenez enfin
que l’amour du club africain n’a rien à voir avec la saison économiquement
difficile que vous avancez. Le souci dont vous parler n’existe que dans votre
tête. Acheter du pain à 200 millimes et des fraises à 500 millimes la livre il
faut aller chercher cela dans un autre planète.
Rappelez vous
les prix appliqués par tous les clubs à l’occasion de la venue du Club
Africain.
Venons en
maintenant au second article. Il aurai été préférable que l’ESZ vous aurait
recruter rien que le 22 mai pour gérer la partie et peut-être élaboré une
tactique permettant de tenir en échec le club africain et permettre ainsi à
votre club (si vous en avez) de remporte le titre. Vous en convenez que vous
aurez été pour une heure et demi zarzisien et non clubiste pour un
jour.
Sportivement
et, si ce mot vous dis quelque chose, vous réalisez certainement que c’est une
honte pour un journal lu et respecté par un bon nombre de tunisien, de se
comporter de la sorte.
Il ne vous
manquait qu’une bande noir à la une pour annoncer un deuil suite à la victoire
finale du club africain.
La saison
dernière, quand la situation était à l’inverse, et que l’ESS avait remporter le
titre à la dernière ligne droite, le club africain avait réalisé les erreurs
commises, il a repris besogne sans perdre les
pédales.
Enfin, je pense
que tout sportif qui se respecte devra surtout en ce moment regretter le grand
JENAIEH qui a fait de l’étoile ce qu’elle est aujourd’hui. Ma pensée va aussi
vers FAOUZI que j’espère de tout cœur voir à la tête de notre onze
national.
Sportivement
CLUBISTE et, sincèrement meilleurs vœux de changement pour la prochaine saison
qui s’annonce décisive pour notre équipe nationale.
KRAIEM
YOUSSEF
TUNIS
Le 27/05/2008 |